Café du Commerce
Accueil > Blog > Vie minuscule > Transplage - épilogue

Transplage - épilogue

La véritable version vraie.

21-07-2008

Attentif au milieu des étourdis
Éveillé au milieu des endormis
L’homme intelligent marche
Laissant les autres
Aussi loin derrière lui
Qu’un coursier distance
Des bêtes de somme

(Dharmapada)


Voilà, c’est comme ça, on ne peut pas laisser la boutique trois jours sans que ça devienne le souk, et qu’un blogueur en herbe s’imagine pouvoir prendre la place du patron et me craque mon blog (ça m’apprendra à laisser les mots de passe en mémoire).

Alors je m’en vais vous conter, moi, la seule véritable histoire vraie, de cette Transplage 2008.

Tout d’abord, il est faux, que j’avais oublié mon maillot de bain. La vérité, c’est que j’étais en train de préparer mon chargement, quand la petite a estimé que je m’y prenais mal, qu’un bac en plastique c’était beaucoup mieux pour la combi mouillée que mon vieux sac marin (héritage paternel, y compris les taches de cambouis, ce pourquoi j’y suis sentimentalement attaché) et que laisse je m’en occupe, range donc plutôt tes appareils photos y’en a partout j’en ai marre. C’est donc elle, qui a oublié le maillot de bain.

Le problème, c’est juste que je m’en suis aperçu à Perros-Guirec, et qu’à Perros, tu trouves plutôt des maillots de bain pour la plage, au prix inversement proportionnel à la surface de tissu employé, que des bêtes maillots de bain juste pour pouvoir mettre et retirer la combine sur le parking sans se faire embarquer pour attentat à je ne sais quoi. Donc, retour à Lannion, pour le Décathlon, où j’ai effectivement trouvé un bête slip noir made in Tunisia assorti à ma belle combi Topstar.

Équipé de ce viatique vestimentaire, j’ai pu procéder à mon inscription, auprès de charmantes hôtesses.« Il faudrait un certificat médical », évidemment j’avais prévu le coup et fait établir le précieux parchemin par mon médecin préféré. Oui mais : « vous êtes sûr que vous voulez faire le parcours de 4,5 km ? Parce que généralement ce sont des nageurs licenciés qui le font, les autres ne font que les 2 km. » Comme si j’avais fait 400 bornes en bagnole, et m’étais privé d’apéro et de chocolat depuis deux semaines, pour nager 2 km. Enfin je reste calme, explique à la demoiselle que je n’ai plus de club, mais je m’entraîne régulièrement sur cette distance (ce qui est vrai, mais dans ma Charente et avec son courant de 2 à 3 m/s, ce qui relativise un peu). « Dans ce cas attendez, je dois demander à mon collègue. » Arrive un charmant jeune homme très beau, quoique barbu (en fait je n’ai rien contre les barbus, j’aurais pu dire aussi bien et ou car) à qui je déballe toute ma petite histoire, et que j’ai déjà fait deux fois la Transplage, alors pensez-donc mon bon Monsieur. Je n’ajoute pas que depuis quatre ans, j’ai fait beaucoup plus d’apéros que de kilomètres à la nage. Mais je suis tellement convainquant qu’il accepte mon inscription pour les 4,5 km. Ouf. Sinon je faisais un scandale.

Je sors des inscriptions quand la petite hôtesse me court après : « Monsieur, vous avez oublié le ticket pour le bus ». Ah oui, merci. Je continue mon chemin, quand c’est le barbu qui me rattrape aussi en courant « Monsieur, vous avez oublié de payer les 3€ d’inscription. Ah, ça c’est pas de ma faute, on ne le les a pas demandé les 3€. Non mais.

Ensuite équipement. Premier souci : j’ai oublié les pansements. « Merde, mes pansements ! » Parce qu’avec l’entraînement intensif je me suis fait des vaches d’ampoules aux orteils, qui me faisaient mal même dans les draps, et commencent à peine à guérir. Heureusement reste dans la voiture un emballage de Mars (petite entorse au régime...) avec lequel je me fais deux pansements de fortune en les entortillant autour des orteils. Ce qui m’oblige, pour les tenir, à mettre tout de suite les chaussons néoprène, mes presque neufs que je garde pour les courses et avec lesquels je ne marche pas pour ne pas les abimer.

Je me rends donc habillé en otarie (sauf la veste, il fait bien trop chaud), au point de regroupement où on attend le bus. Il y a là la plupart des concurrents, dont un qui étrenne une combi neuve et tellement content de la montrer, qu’il a enfilé la veste et ruisselle (enfin, ce qu’on voit de lui) au soleil. En plus une Topstar aussi, sur mesure, coupée spécialement avec les bras en avant pour la monopalme, il dit souffrir le martyre avec ses bras ballants et son pote se moque de lui, qu’il n’a qu’à les garder en l’air ça lui fera un échauffement.

Un quart d’heure se passe, à regarder les jeunesses sur la plage, et il faut bien le reconnaître, les moins jeunes concurrents, et on s’approche du bus. Au moment de monter, panique : j’ai perdu mes lunettes. « Merde, mes lunettes ! » Heureusement j’entends derrière moi « Ah, ben moi je les ai ramassées les lunettes, je savais bien que ça ferait faute à quelqu’un. C’est à ça que ça sert, les maîtresses, à ramasser les bonnets et les écharpes des enfants ». Je me retourne, vois une dame aussi hilare que joviale, et lui grommelle un remerciement. C’est comme ça que j’ai rencontré la Dame de nage.

On monte dans le car. Là, nouvelle difficulté : gérer le gabarit des palmes (des longues en fibre, heureusement encore que je n’ai pas pris la monopalme). Je trouve un truc astucieux (en fait, non, c’est ma voisine de la rangée de gauche qui la trouve), je les coince entre le siège devant le mien et la vitre. Puis m’absorbe dans la contemplation du paysage. C’est très beau, la côte de Perros-Guirec.

JPEG - 232.5 ko
Plage de Trestrignel

Arrivée du car à la plage de Trestrignel. Savantes manœuvres de retournement car la route est étroite et en pente, le car reste à une centaine de mètres du point de rassemblement pour le briefing. On descend, je me rapproche de la plage, commence à chercher des yeux le neveu qui devrait s’y trouver déjà (vais-je le reconnaître ?) et dernier contrôle : s’agirait pas que j’aie encore perdu les lunettes, ou le tuba. Ouf, ils y sont. « Merde, mes palmes ! » Elles sont restées dans le bus. Panique. Ça y’est c’est foutu, je vais rentrer à pied à Trestraou, toute cette route pour des prunes faut-il être con. Heureusement le bus n’est pas encore parti, sprint d’enfer avec gesticulations dans la côte, en direction du bus, dans les chaussons neufs que je ne voulais pas abimer. C’est plus le problème. La conductrice m’aperçoit, s’arrête, j’arrive avec le palpitant à 160 et lui explique. « J’ai bien pensé à vérifier que rien n’était oublié, qu’elle me dit, mais je me suis dit que personne ne serait assez étourdi pour laisser ses palmes. Ben si, moi.

Je redescends vers la plage, en me disant que ça commence mal la Transplage, et que si j’aurais su, j’aurais pas venu. Heureusement je retrouve le neveu Hugo, le reconnais (il se posait la même question que moi, tellement qu’on se voit souvent), je tombe dans ses bras parce qu’il est forcément plus grand que moi et on convient d’une stratégie familiale pour la course : chacun pour soi, on se retrouve à la fin et le premier arrivé attend l’autre.

Briefing. Ils ont tout changé le parcours depuis la dernière fois, c’est plus long, il y a toujours le passage entre les rochers, mais aussi des bouées à contourner, revenir, c’est trop compliqué pour moi je me dis qu’il y aura bien un tuba devant moi que je n’aurai qu’à suivre. Je colle un beau fanion « 14 » au mien, ce qui me permettra de me retrouver si je me perds.

Départ. Beau temps, belle mer, juste une longue houle (on en reparlera). L’eau est limpide, ça change de la Charente et même la mer à Fouras où il y a autant à manger qu’à boire. Je suis bien, je me la sens bien maintenant cette course. L’erreur à ne pas commettre, c’est de partir vent-du-cul avec les champions pour s’écrouler 100 mètres plus loin. Je partirai donc pépère pour m’échauffer progressivement quitte à sprinter à la fin (naïf !)

Avec le soleil couchant, et la houle, on ne voit pas les bouées du parcours. Pas grave, au début, je suis les tubas. Il y en a beaucoup. Puis de moins en moins, et plus un seul à l’horizon. Il faut donc s’orienter tout seul, après la première bouée. C’était quoi déjà le parcours ? Deux rochers. Ah, ça tombe bien, il y a deux rochers là-bas, je les vois, facile. Je nage vers les rochers. Environ deux-cents mètres, et je me fais siffler par le zodiac, qui me fait de grands gestes en direction du soleil. Ils pensent sans doute que je fais le petit parcours de 2km, parce que le grand, j’en suis sûr, passe par ces rochers. Je suis un peu furax après eux, ils me sous-estiment, c’est pas parce que je suis le dernier que je ne ferai pas les 4,5km. Enfin j’obtempère (10 ans de pompiers m’ont enseigné la discipline) en me disant que finalement c’est peut-être pas plus mal, car je commence à fatiguer un peu, et que j’aurais dû, effectivement, me contenter du premier parcours.

Je nage donc 10 minutes en direction du soleil couchant, quand je vois à 200 mètres devant... deux rochers ! Les autres, c’étaient pas les bons, et sans le zodiac je me retrouvais aux îles Chausey dis-donc. Donc je suis sur le bon parcours, youpi.

Y’a juste un truc qui va pas, c’est les lunettes. Parce que mes petites lunettes habituelles, au dernier entraînement, prenaient l’eau, ce qu’elles n’avaient jamais fait auparavant. Je ne comprends même pas comment c’est possible, c’est des lunettes de compète sans joint, juste deux coques en plastique. C’est donc mon visage qui ne leur plait plus ; au dernier moment j’ai changé de lunettes, celles-là sont trop serrées (peur qu’elles prennent l’eau) et me font vachement mal. Mais au moins elles ne prennent pas l’eau. N’empêche, je les enlève un instant pour m’orienter, ça soulage drôlement. Sauf qu’après, quand je les remets, elles prennent l’eau. Trois minutes sur le dos à régler la position des lunettes, ça fait toujours aussi mal mais ça ne fuit plus. On ne touche plus les lunettes.

Au niveau des deux rochers, ça se complique encore : c’est moins abrité, on est au large, et la houle est plus forte. Entre les deux rochers, en plus, elle rebondit de l’un à l’autre, ça fait comme un yoyo très désagréable. Je commence à avoir sérieusement mal au cœur, les barres de céréales et d’Ovomaltine avalées avant la course ne passent pas, envie de gerber dans le tuba, ça ne me lâchera plus de la course. Si j’aurais su, j’aurais pas venu.

À la sortie des rochers, une bouée jaune, je cherche la rouge suivante, ne la vois pas, pars au pif, heureusement le zodiac me siffle, cette fois-ci j’ai compris et leur fais confiance, ils me remettent dans le droit chemin. Sauf qu’en palmant verticalement pour les regarder, je me fais une crampe dans le mollet gauche. Ça fait mal. Je sens que je vais finir la course dans le zodiac. Si j’aurais su, j’aurais pas venu. Je me mets sur le dos, tire sur la palme et le pied, ça fait toujours mal mais c’est plus supportable. Bah c’est pas la première fois. Je continue vers le soleil, avec les lunettes qui font mal, la jambe qui fait mal, les bras qui fatiguent, et l’envie de vomir.

Je passe sur le contournement des bouées rouges j’ai rien compris, juste nagé là où les gens du zodiac (faudra penser à les remercier, après) me disent d’aller. Mal aux yeux. Mal à la jambe. Cette p. de houle. Et j’ai dit au gamin qu’on ferait restau ensuite, rien que l’idée de manger, beurk. J’ai soif. Mais l’idée de boire m’est aussi pénible que celle de manger et de toutes façons c’est pas possible. Si j’aurais su, j’aurais pas venu.

Enfin voilà, retour à la bouée jaune près des deux rochers, là je me souviens, maintenant c’est droit sur la plage, on voit bien la barre blanche des cabines, c’est facile. Sauf que c’est loin... Un peu de dos, mais sur le dos ça n’avance pas. Et la houle est encore plus pénible. Ça n’avait l’air de rien comme ça du bord, à peine une ondulation. Ça me rappelle une virée en bateau avec une classe de mômes devant St Jean de Luz. Grand beau temps, mer d’huile, juste une longue houle tout comme aujourd’hui. J’avais rendu tripes et boyaux dans l’hilarité générale. J’en peux plus, moi, de tirer sur les bras. Je me suis entraîné aussi avec la monopalme, pour les abdos, c’était une erreur. C’est les bras qu’il fallait travailler. Si j’aurais su, j’aurais pas venu.

N’empêche que, ça se rapproche (il est temps, je sens que vous en avez marre aussi). Un passage sur le dos, et je vois quoi ? Trois tubas juste derrière moi. Je ne suis donc pas le dernier. Ça me réconforte, et nage plus vigoureusement pendant trois minutes. La plage se rapproche, je vois les ripple-marks sur le fond, c’est joli, mais je suis crevé moi, et toujours la nausée. Le sprint final, c’est un sprint d’escargot charentais, un bras après l’autre péniblement.

Arrivée. Il y a une cale à bateaux, c’est là évidemment. Je nage le plus longtemps possible car impossible de se tenir debout avec les grandes palmes. Et la houle se transforme en rouleaux. Pas très gros, mais suffisamment pour me faire rater la cale, et me rouler comme une grosse méduse noire sur les galets. Tonnerre d’applaudissements. Ça c’est sympa, les gens ont attendu les derniers, et il applaudissent, ils reconnaissent l’effort, ça fait chaud au cœur. Nouveau rouleau, je suis drossé une deuxième fois, puis une troisième. Applaudissements à chaque fois. Là j’ai l’impression qu’ils se foutent de moi. Je regarde les gens, et comprends que les applaudissements, c’était juste la vague qui se retire sur les galets. Ça fait exactement le même bruit. Je me hisse péniblement sur la cale, donne mon numéro. Les trois tubas arrivent en même temps, je reconnais ma copine la Dame de nage (penser à lui demander son prénom).

JPEG - 228.4 ko
Transplage 2008

Hugo a gagné ; je suis content pour lui, et fier d’avoir un neveu champion. Content aussi qu’il me dise que c’était dur, et qu’il a pensé aussi abandonner. Même si c’est pour me faire plaisir, ça réconforte. On va aux douches ensemble. Il me dit « au fait, tu pourras me passer ton savon ? J’ai oublié le mien » « — Merde le savon ! »

Bah c’est pas grave, les douches étaient bien chaudes, mais question débit c’était du goutte à goutte, comme une perfusion. Avec du savon on n’aurait pas pu se rincer.

JPEG - 191.8 ko
Transplage 2008

La nausée se dissipe petit à petit, la crampe aussi, finalement c’était bien. C’est juste que deux semaines de décrassage, après quatre ans de non-entraînement c’était un peu juste, pour la Transplage. L’année prochaine ça ira mieux.

Merci à la Dame de nage pour la photo de la cale (au fait, elle s’appelle Sarah). Salut, et fraternité blogo-palmeuse, Sarah.

JPEG - 201.7 ko

P.-S.

1- Contrairement à ce qui se pratiquait de mon temps, on ne gagne plus de t-shirt, à la Transplage... Si j’aurais su, j’aurais pas venu.

2- Tout content de cet exploit depuis quelques jours, je viens de prendre un sacré coup au moral en lisant ceci. Petit joueur, va...

Messages

  • J´ai lu ton blogue avec beaucoup de plaisir et à haute voix pour ta Maman et Isabel. Nous avons beaucoup ri mais souffert aussi avec toutes les peripeties. 4,5Km c’est long, mais "BRAVO" pour ton effort, et rappelle toi que, un jour, les derniers seront les premiers.
    Maman ma donné un 18,5 pour ma lecture. Pas mal, non ?

    Rui et Cº.

    • Il faudra bien un jour, parler aussi de ces amis portugais si chaleureux et spirituels, et pratiquant aussi bien le français... En remerciement ce lien ;-)

  • Un conseil : la prochaine fois utiliser des palmes académiques, seront mieux adaptées !
    J’aurais su, j’aurais dit à mon frère d’aller faire des photos !

    Voir en ligne : Utiliser le matériel adapté à son quotidien !

  • Je suis très impressionnée et admirative. Quand je vois la houle sur la photo je me dis que c’est pas croyable qu’on puisse faire des trucs pareils. Vraiment Jacques, chapeau bas !

  • Moi, j’ai juste oublié le tee-shirt moche de l’an passé, je voulais vous le donner !
    J’ai préféré la pression des douches froides à la chaleur, dommage, j’aurais pu vous donner un truc qui fait de la mousse !
    Précision : Applaudissent-ils les derniers ? ou sont-ils pressés d’avoir les résultats ?
    Si tout va bien, à l’année prochaine ! Ne serait-ce que pour tout ramasser !
    Cordialement !

    Voir en ligne : La Dame de Nage

  • Ouf, pas d’infanticide ni de crime odieux signalé en Poitou Charente par les media. Ces derniers ont pu consacrer à loisir leurs colonnes exclusivement à la capture du grand criminel serbe.
    Et le grand reporter du café du commerce étant lui-même dans l’eau bretonne nous avons vécu la course comme si nous étions, et avec le son s’il vous plait. Quel bel effort et quelle détermination à vaincre l’adversité. Un grand et sincère bravo.
    JFP

  • Je me doutais bien que tu en baverais... Mais si tu n’en avais pas bavé, tu l’aurais raconté avec moins de plaisir. Finalement, c’était bien ! Dommage pour le tshirt quand même...

  • Merci pour les photos nouvelles, la beauté et l’émotion qu’elles véhiculent.

    Le tableau qui affiche les temps est très instructif. Il me tourne dans la tête depuis deux, trois jours que je l’ai lu.
    D’abord 59’20 dans la houle de la Manche c’est un exploit. Ensuite un quart d’heure seulement d’écart avec le premier (18’, d’accord et puis en 89 au Tour de France Greg LeMond n’a battu Laurent Fignon que de 8 secondes, je sais, je sais ; mais 15’,c’est rien, c’est le temps qu’il me faut pour écrire ces quelques lignes en comptant les repentirs)c’est rien du tout, je persiste à le dire, on ne va pas laisser la parole qu’aux spécialistes. Et puis pour le premier, qu’aucun concurrent (concourant) ne soit arrivé au-delà de 18’, ça augmente sa victoire.

    En tout cas, magnifique histoire qui met de la lumière et de la tendresse à nos propres vacances. Merci pour tout cela à Jacques, Hugo, Sarah & les autres.

  • Avis : Le 5 octobre, une course de nage à Vannes, je n’irai pas. Le 26 octobre une course à Concarneau. J’irai si mes [pas] drôles me laissent assez de force pour la faire. Reprise de l’entraînement mardi 23/09, j’ai hâte !

    Voir en ligne : Le calendrier de nage longue distance en Bretagne