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Machines du diable

28-12-2008

Ça fait bientôt trois ans que je vous ai narré mes démélés avec le magnétoscope lors de l’enregistrement d’un concert des Doors (j’adore les Doors, avec admiration spéciale pour Ray Manzarek). Pour résumer, j’avais veillé tard pour lancer l’enregistrement d’un concert rarissime à la télé, ne sachant pas programmer le magnétoscope, et au final j’avais bien eu le concert... mais sans le son.

Depuis cette date maudite, je n’ai plus jamais enregistré moi-même un truc à la télé ; je passe toujours par Jonathan qui lui sait utiliser le lecteur/graveur de DVD (moi je ne l’utilise que pour écouter des disques). Mais hier, il y avait à nouveau un concert des Doors, au Hollywood Bowl en 1968. La fête !

Seulement voilà, hier soir aussi passait au Cinéma chez nous à Tonnay-Charente, Quantum of Solace. Ce film je l’avais snobé à la sortie parce qu’il ne m’intéressait pas plus que ça, et une place de ciné économisée c’est quelques plan-films en plus pour la Speed Graphic. Mais comme le grand spécialiste en Jamesbonderies est en vacances à la maison, et que le cinéma à Tonnay (géré par une petite asso, avec court-métrage, entracte avec tombola pour changement de bobine) c’est toujours un bon moment quel que soit le film, j’y avais invité le grand qui visionnait donc Quantum pour la quatrième fois. Avec promesse de la petite, qu’elle m’enregistrerait elle-même le concert des Doors.

Ce qu’elle a fait scrupuleusement. En rentrant du ciné, la petite lumière rouge du graveur était au fixe, le compteur d’enregistrement défilait gentiment, je me suis couché serein.

Comme il faisait beau aujourd’hui, j’ai laissé passer la journée avant de regarder le DVD, ce genre de trucs c’est en fin d’après-midi quand la nuit tombe et qu’il fait froid, avec une tasse de thé, que c’est le meilleur.

Évidemment vous m’avez vu venir, avec mes grosses bottes, depuis un moment... Mais vous n’y êtes pas tout à fait. Le concert a bien été enregistré. Avec le son. Enfin, presque. Parce que les Doors, seulement sur la voie de gauche, ça ne le fait pas. Test, et constat implacable et sans appel : le canal audio de droite du graveur ne fonctionne plus en enregistrement, et c’est encore tombé sur Morrison et les Doors. Et accessoirement, sur moi...

Enfin. Après tout je n’ai qu’à acheter le DVD original, et on trouve le concert par petits bouts sur Internet. Je vous offre donc Light my fire en cadeau de Noël, ou de jour de l’an, avec un grandiose et long solo de Ray, sur cet orgue Vox Continental dont je n’ai jamais compris l’intérêt qu’on peut trouver à sa sonorité aigrelette (« cheesy »), quand le Hammond B3 est si chaud, généreux, profond, mordant aussi... [1]

Seulement voilà, sous les doigts de l’immense Ray Manzarek, le Vox n’est plus un Bontempi amélioré : c’est juste l’orgue des Doors.

Notes

[1Pour Ray à l’époque, son intérêt principal était d’être facile à transporter, et plat pour poser dessus son piano Fender Rhodes Bass.

Messages

  • Cette fois çi c’est certain, c’est un coup de l’indien... Tu crois pas à la théorie du complot sur les trucs électroniques toi ??? C’est vrai ça dès que tu es persuadé que ça va marcher car c’est fabriqué pour ça (en plus c’est marqué CE dessus, c’est tout vous dire ma bonne dame), ces trucs là trouvent toujours une bonne excuse pour planter et nous confronter à notre désespoir le plus profond face à l’impuissance que nous avons vis à vis de ces petites choses abjectes dédiées à nous faciliter la vie... Si si, ils l’ont dit ce soir à TF1...
    Comment il est tard ? Je ??? Déraille ??? Ok ok, mais quand même, faudrait voir à pas pousser !

    Voir en ligne : http://barbuzard.over-blog.com