Café du Commerce
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From Sarkozy, with love

17-01-2009

Depuis quelques temps les mises à jour du Cafcom j’essaie de m’y tenir ; souvent c’est le samedi matin après le chien, les courses, le lave-vaisselle, et avant le déjeuner à préparer avant que les filles ne rentrent de la danse et comment c’est pas encore prêt mais qu’est-ce que t’as fait je suis sûre que tu étais encore au Café du commerce.

Aujourd’hui ça partait mal. Pas grand chose de neuf cette semaine, sinon que je suis tombé dans le Carnet de notes (1980-1990) de Pierre Bergounioux depuis quelques jours, et que ça m’impressionne à plein de points de vue mais pas envie spécialement d’en parler ici (voir plutôt chez l’ami Jean-Claude Bourdais qui en parle très bien, avec les extraits que j’aurais sans doute choisi aussi.)

Que je me suis replongé hier aussi avec délices dans les machines virtuelles (notamment Qemu) et retrouvé du coup cet aspect ludique et un peu magique de l’informatique un peu perdu de vue depuis quelques temps.

Qu’il pleut sur la Charente ; c’est beau, les petits ronds dans l’eau, mais on n’en fait pas une page.

Qu’un abruti qui roulait trop vite sur le quai a roulé sur une grive juste devant moi ce matin, l’œil lui sortait de la tête à la pauvre bête, pas beau. La semaine dernière c’était un chat qui avait eu peur de Tintin, je l’ai vu voler à deux mètres en l’air avant d’être percuté une deuxième fois par la voiture qui venait en face.

Que la mairie a enfin enlevé les barrières hideuses du square Robert Coppin, censées empêcher les enfants d’en sortir et surtout les chiens d’y entrer (il y a un panneau interdit aux chiens à chaque porte). En fait c’était exactement l’inverse qui se passait, il ne servait plus qu’aux chiens le square, ça permettait à leurs propriétaires de les lâcher un peu pour faire leurs besoins dans le bac à sable sans avoir marcher jusqu’au marais ou la zone portuaire, là où il y a de l’herbe pour les toutous et où ça ne gène personne. La boulangère (qui a aussi des chiens) en a fait la remarque l’autre jour à une grosse dame vautrée sur le banc, et ses deux labradors, saluée par un mêle-toi de ce qui te regarde sans appel.

Qu’il fait un temps à rester au chaud dans le cagibi à jouer de l’orgue, mais y’a plus d’orgue.

Même plus une photo d’avance, à poster sur la galerie, et plus de plan-films pour nourrir la Speed Graphic.

Voilà, juste un samedi qui annonce un gloomy sunday.

Et puis, voilà qu’apparaît dans le Netvibes une mise à jour du blog de mon bébé, mon grand nétudiant toulousain. Il avait huit ans quand on a commis l’erreur de lui montrer un James Bond avec Roger Moore ; depuis, ça fait donc dix ans, c’est sa passion exclusive au grand. Ça ne dérange pas mais ne laisse pas de nous surprendre, on pensait quand même pas que ça lui durerait si longtemps, et même maintenant qu’il est dans les grandes z’études et lit des bouquins que nous on n’y comprend pas un traitre mot.

Pourtant oui, ça le tient toujours, la passion James Bond. Il en a fait un blog sympa, aussi érudit que léger et même, aujourd’hui, je dirais (mais je ne suis peut-être pas complètement objectif) : jubilatoire. Ça éclaire la journée, et me donne un sujet pour le café du commerce.

Alors voilà ; moi je me fais tout petit, m’en vais retrouver l’ami Benoit, le rendez-vous du samedi matin, [1] et vous renvoie sur le blog d’Ytterbium : From Sarkozy, with love ?

Notes

[1Vous connaissez une autre émission où l’on peut entendre successivement Les Charlots, Offenbach, Maurice Yvain, Trénet et Led Zeppelin ?