Café du Commerce
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Comme un grand vide

01-06-2005

En rentrant du boulot ce soir, au lieu de ça :

Piano avant

je découvre ça :

Piano parti

Il ne vous a pas échappé dans les deux photos que le tiroir du petit meuble du fond était anormalement ouvert (y’a tellement de bordel dans ce que la petite appelle mon « bac à sable » que je ne me risque jamais à le laisser ouvert, des fois qu’elle m’obligerait à le ranger, c’est à dire jeter tous les trucs à faire que j’ai oublié de faire et que maintenant il est trop tard pour le faire).

Mais peut-être n’avez vous pas remarqué un léger détail, au niveau du piano (Pleyel 1903, n°127506). Regardez bien : à l’exception des couvercles et de la banquette, tout à disparu.

Non, je ne vous donnerai pas l’explication ce soir. Le cafcom étant un site interactif, même si je n’utilise pas (plus) la possibilité d’y intervenir directement, à vous de chercher, et me mailer votre explication (les meilleures seront publiées). Je vous suggère quelques pistes cependant :

- n’ayant pas payé la cantine des enfants depuis trois mois, l’huissier est venu et nous a saisi le piano en oubliant le couvercle ;

- la Charente est sortie brusquement de son lit (chose qui ne m’arrive que rarement désormais) et a emporté le piano, sauf le couvercle ;

- il est parti chez Dominique Oberthur à Saintes pour être transformé en orgue à tuyaux ;

- il est parti chez Pleyel pour être repeint en bleu avec un couvercle en altuglass comme le piano de la Starac’

- il est parti chez Alain Kahn qui va le transformer en orgue Hammond ;

- sur le conseil de http://jeanguillou.artistes.universalmusic.fr/, je l’ai envoyé en Italie chez Borgato pour le transformer en piano-pédalier ;

- je l’ai prêté au festival de la Roque d’Anthéron pour un récital Debussy sur instrument d’époque ;

- je l’ai prêté à Elton John qui cherchait un piano résistant aux courants d’air pour chanter avec des bougies sous le pont de l’Alma à l’anniversaire de la mort de Lady Di (je mets le lien dans une nouvelle fenêtre, normalement ça ne se fait pas mais son site est tellement mal foutu en plus d’être horriblement laid, qu’il est impossible de revenir en arrière une fois qu’on y est. Comme ça vous pourrez au moins fermer la fenêtre) ;

- je l’ai prêté à Airbus qui étudie l’intégration d’un piano à queue dans ses avions, pour sa clientèle Arabe (ils font même des modèles avec piscine – authentique)

- je l’ai prêté à Luc-Henri Fage pour son film À travers la Pierre dans lequel vous pourrez me voir jouer le second prélude du Clavier bien tempéré, dans la salle de la Verna du gouffre de la Pierre Saint Martin (diffusion les 8, 16, 17 juin).

- je l’ai échangé pour trois mois contre le Hammond New B3 de l’ami Bruno Micheli ;

- Isa y a découvert des crottes de termites (molles, en plus), il est donc parti chez Monsanto qui étudie la possibilité de mutation génétique du piano à queue pour le rendre résistant à cet insecte indésirable ;

- j’ai découvert que le clavier se déplaçait latéralement quant on actionne la pédale douce, il est donc parti en révision chez Varlet à Reims ;

- Mon frère François leur ayant parlé de mon piano, les Rolling Stones me l’ont loué (un bon prix :-) pour la photo de leur prochain album (je n’ai pas voulu qu’il parte en tournée avec eux bien que Mick me l’ait demandé trois fois au téléphone) ;

- ce piano étant l’authentique Pleyel du baron de l’Espée, il est actuellement en cours de restauration pour retrouver sa lyre et ses pieds arrondis d’origine ;

- ce piano ayant appartenu à Érik Satie, je l’ai prêté à la ville d’Arcueil pour une expo sur le bon maître (« Le piano, comme l’argent, n’est agréable qu’à celui qui en touche »).

Voilà... La vérité est quelque part là-dedans... À peine déguisée... À vous de jouer, j’attends vos mails.

Salut, et fraternité.