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Intervention Delta - 1/4

10-07-2015

Mini-feuilleton de l’été, parce qu’en une fois c’était trop long.


Les films que j’ai vus étant gosse au cinéma, je me souviens de tous, parce qu’on n’y allait pas souvent.

Le cinéma Le Paris à Civray (à l’époque, je crois que ça a changé depuis), c’était surtout des westerns genre Bud Spencer et Terence Hill le samedi à 20h30, puis un porno (qu’on qualifierait aujourd’hui de « soft ») à 22h. Le dimanche, c’était généralement une comédie avec Louis de Funès ou les Charlots ou un des épisodes de la « 7e compagnie. »

Je me souviens donc d’avoir vu au cinéma de Civray la plupart des Gendarme, On a retrouvé la 7e compagnie, et La chevauchée des 7 mercenaires : en fait on était allés pour voir Le gendarme se marie, mais trompés de séance. Heureusement ce n’était pas l’heure de Chaleurs sur la plage, titre d’un porno dont je me souviens parce que des amis algériens d’origine y étaient allés avec des copains, croyant que c’était une comédie, et la douce et prude Aïcha en avait été passablement scandalisée, n’osant pas rester, ni sortir de la salle ce qui l’aurait fait remarquer. Mokhtar son mari travaillait au garage des parents, l’histoire avait fait rire tout le personnel. Et à chaque fois que les parents parlaient du cinéma de Civray, c’était ce titre qui revenait, avec l’histoire d’Aïcha. Le film en question, je viens de le retrouver sur Youtube (Abigail Leslie is Back in Town, titre original) : ça semble incroyable parce que ce film semble surtout ennuyeux comme la pluie un dimanche après-midi d’octobre, et les scènes de fesse ne choqueraient probablement même pas une gamine de CM1 aujourd’hui.

Curieusement je ne crois pas y avoir vu de Disney, le premier c’était Robin des bois et c’était à Paris. Les autres je les connaissais seulement par la télé et Pierre Tchernia.

Et puis, sans doute un dimanche de janvier parce que rituellement les parents déjeunaient à cette époque chez des amis ayant des enfants de mon âge, et qu’à cette occasion on nous expédiait au cinéma l’après-midi quand il y avait un film regardable, j’ai vu Intervention Delta.

Intervention Delta (Sky Riders) de Douglas Hickox, 1976, c’est un de ces films d’aventures devant lesquels on sourit un peu aujourd’hui, mais pas ridicule dans la production de l’époque. C’est l’histoire d’un type, aventurier buriné genre Indiana Jones (James Coburn) dont l’ex-femme (une jolie blonde remariée à un minet richou insipide) et le fils (qu’il ne connaît pas), ainsi que la fille du second lit de son ex-femme (vous me suivez ?) ont été enlevés par de dangereux terroristes ; ce sont des gauchistes, évidemment, car ça se passe en Grèce. Le commissaire de police est un incapable antipathique joué par Charles Aznavour : ça tombe bien, je n’aime pas Aznavour.

Mais James Coburn-Bond prend les choses en main, et découvre le repaire des terroristes : un ancien monastère orthodoxe perché tout en haut d’un piton des Météores, le genre de planque que personne n’aurait imaginée ailleurs qu’au cinéma évidemment.

Alors, comment délivrer ex-chérie, fiston, et sa demi-sœur, sans se faire repérer ? En voyant planer un vautour dans le ciel il est touché par l’illumination : en deltaplane, pardi.

(...to be continued)