Café du Commerce
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Face B

24-04-2007

Ça fait longtemps que je devais le faire : numériser quelques vieux vinyles rescapés des déménagements, dons aux copains voire de la poubelle. Du dernier déménagement, on n’avait gardé qu’un petit tiers de la discothèque, dans un grand élan de bonnes résolutions. De toutes façons, on n’écoutait plus depuis longtemps de microsillons, les CD étant quand même plus pratiques, on se disait qu’on n’aurait qu’à les racheter.

Le problème c’est que sur la totalité on n’a effectivement racheté que quelque titres, et que pour certains ils sont introuvables. Je ne suis pas un collectionneur boulimique, on ne peut pas dire ça... Les seules (presque) raretés sont la quasi-totalité des disques de Carole Laure et Lewis Furey, pour qui on avait la petite et moi, au début des années 80, vraiment du goût.

J’avais découvert Lewis Furey à la télé un mercredi après-midi, comme cet autre fan, et il m’avait impressionné au point de retenir son nom d’abord, et partir à la recherche de ses disques ensuite.

Ensuite la chance a voulu que je passe tous les jours à Bordeaux devant une petite boutique d’import de disques, où j’avais pu trouver les premiers disques de Lewis, difficiles à trouver en France même à l’époque.

J’avais offert à ma copine de l’époque (qui en fait est toujours la même ou presque, mais dire comme ça, pose le mec qui a vécu ;-) l’album RCA RSL1095 de Carole Laure et Lewis au théâtre de la Porte Saint-Martin. Ce qu’elle m’avait vivement reproché tout d’abord, me disant que je ne cherchais qu’à me faire plaisir à moi, et pas à elle qui n’en avait rien à f. de ces gens qu’elle ne connaissait pas. C’était un peu vrai, mais je n’avais pas tort non plus, puisqu’elle est tombée dans le disque illico et l’a écouté des mois en boucle ensuite.

Depuis, j’ai pris cette excellente habitude, de toujours lui offrir les choses qui me font envie à moi (la semaine dernière, j’ai failli comme ça lui offrir un grand Pleyel 3/4 de queue de 1865, abandonné dans un dépôt-vente, en très mauvais état mais pas cher... finalement j’ai renoncé pas certain que le rappel du disque de la Porte Saint-Martin aurait suffi à faire passer la pilule).

Bref, voilà. On aimait la musique de Lewis Furey, et le couple qu’il formait avec Carole Laure représentait aussi pour nous quelque chose comme un idéal d’avenir : être amoureux, beaux et artistes (Carole Laure, en plus d’être actrice et belle, est aussi bonne chanteuse, danseuse, et pianiste).

Tout ça pour arriver à l’essentiel : ayant récupéré chez les beaux-parents une platine 33T (une magnifique Thorens vintage, achetée quelques euros aux puces) j’ai pu enfin réécouter, et numériser via Audacity ces chers vieux albums de Laure/Furey. Écouter de la musique qu’on a aimé à 18 ans, c’est comme un bain de jouvence. La première bonne surprise, c’est qu’effectivement le son des vinyles, a une finesse et une transparence que n’a pas celui des CD. La deuxième, qu’avec une bombe de produit pour nettoyer les claviers d’ordi et un chiffon doux on les nettoie au poil. La troisième enfin, c’est que le plaisir est toujours-là, à écouter ces vieilles chansons...

Encore quelques jours de vacances... Lundi on reprend, et aux collègues qui rentreront juste de voyage avec avion hôtel et tout le bazar, je raconterai (ou pas, parce que finalement ça n’est pas racontable ailleurs qu’ici), moi j’ai voyagé dans mes vinyles des années 80. À chacun ses voyages...

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Extrait audio inédit !

P.S. : je recherche désepérement, faites-moi signe si vous les voyez passer :
- le film l’Ange et la Femme de Gilles Carle, a existé en VHS, introuvable depuis des siècles ;
- l’album Pacific Tubular Waves - Immersion de Michel Redolfi, j’ai perdu le mien, à qui je l’ai prêté, kimelaparendu ?
- Ce qu’a vu le Cers de Luc Ferrari, ADDA 581088, kikilaurait ?