Café du Commerce
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Et moi, et moi, et moi...

09-05-2007

Je suis content, pour la première fois depuis dimanche.

Tout d’abord, le soleil est revenu, ce qui ne fait pas de mal.

Ensuite, parce que tous les journaux ont repris mon scoop d’hier, sur le beau bateau de Sarko, avec tous mes arguments et tout et tout. C’est dire la valeur de ceux-ci.

Y’a que le Figaro et surtout ses lecteurs qui ne partageaient pas trop mon avis, et sans doute le principal intéressé, mais globalement cet article a rempli sa mission : vider une colère et faire de la politique de Café du Commerce. Je n’y reviens donc pas.

Chose amusante aussi, les journaux parlent beaucoup aujourd’hui de Laure Manaudou. Une belle fille, grande championne, une histoire d’amour (et peut-être un peu de sous), un affreux pygmalion, genre Easy Rider version chlore et biscotos, ça ne peut évidemment que plaire au public.

Moi je n’ai rien contre, ne crache pas sur une jolie photo d’une belle fille quand j’en vois, quand au reste ça ne me concerne pas trop. Si j’en parle, c’est que si j’en crois Libé d’aujourd’hui, la belle Laure est venue régler ses comptes avec son affreux Jojo dans le jet privé de François Pinault.

Elle aussi !!!

Pour l’instant elle n’est pas partie apprendre la méditation transcendantale sur son yacht, car il doit bien en avoir un aussi.

Mais qu’ont-ils donc tous, à se balader dans ces machins bruyants, puants, polluants et au final, entre Turin et son bled en Roussillon où ne se pose sans doute pas un avion comme ça, pas forcément plus rapides qu’un honnête TGV ?

Dans nos avions privés,
On valse musette
On fait partie d’la Jet Set

s’amusait Nougaro, avant de prendre son dernier avion... Tiens il nous manque, notre Claude.

Honnêtement, autant le mépris des devoirs les plus élémentaires de sa nouvelle fonction, de ses électeurs, et le cynisme glacé de Sarkozy m’avaient foutu en rogne, autant je me fiche un peu que la petite nageuse se balade en jet aux frais de Pinault, après tout, elle peut bien profiter de sa jeunesse (à elle...) Quoique au final, c’est un peu et même beaucoup, les employés de Pinault qui payent la facture, plus que leur boss, et nous tous qui respirons le CO2 et autres saloperies rejetées dans l’atmosphère par ledit gronavion.

Je ne peux pas cependant m’empêcher de me demander, comme pour Sarko, ce qu’elle lui apporte en retour, au Pinault ? Des déductions fiscales ? La gloire de la France ? Hmmm.
Enfin je n’insinue rien, juste une question comme ça.

Donc, moi aussi, je lance un appel : si un milliardaire veut bien me prêter son jet, début juillet je sais que c’est pas la bonne période mais je ne peux pas avant rapport aux enfants qui ont école et même le bac, j’irai bien voir ma maman aux Sables d’Olonne, mon grand frère à Tours, mon autre frère à Condeau (Corrèze, cherchez pas sur la carte, ça n’y est pas) et puis tant qu’à faire un petit tour au dessus de l’Etna qui est en éruption en ce moment ça doit être vachement beau.

Mais moi je refuse tout net l’assistanat, fut-ce d’un milliardaire, et n’accepte rien de qui que ce soit, sans retour. C’est comme ça, j’ai été élevé dans les principes... Avec moi, c’est du gagnant-gagnant comme disait l’autre [1]. En échange, donc, on met à disposition la maison au bord de la Charente, avec l’autorisation de jouer le beau piano Pleyel (n° 127506), ma combi de nage et mes palmes (dont une monopalme de compétition, marque Breyer, en fibre de carbone). On laisse à disposition aussi, les vélos (rapides, silencieux, non polluants) et même l’Agila qui si elle pollue un peu aussi, est quand même bien pratique pour faire le caddie au Super U.

Ça peut intéresser un milliardaire cherchant un endroit tranquille pour faire retraite, et habiter éventuellement une nouvelle fonction.

Ou une nageuse en quête d’un endroit où elle pourrait concilier natation (à contre courant dans la Charente, tu peux y’aller Laure, même toi tu auras du mal), confort moderne : parabole (sans abonnement, juste parce que sinon on ne capte pas), pas de Karaoké mais une platine pour les vinyles, et possibilité d’utiliser la piscine ou le jacuzzi des voisins en demandant gentiment.

On peut même laisser le gros chien pour faire peur aux paparazzi.

Le mieux c’est de m’envoyer un mail.

Il a dit : 100 mètres après le pont, un portail blanc avec une Agila verte.

Notes

[1Qui ça, déjà ?